Console - Lot 240

Lot n° 240
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4000 - 6000 EUR
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Résultat : 26 670EUR
Console - Lot 240
Console de forme galbée en fer forgé et tôle dorée, décorée de feuilles d'acanthe, volutes. Elle présente au centre un médaillon dans un cartouche. Pieds galbés réunis par une entretoise surmontée d'une palmette ajourée. Travail régional du XVIIIème siècle Dessus de marbre vert (quelques usures à la dorure, marbre cassé et restauré) H : 92 L : 137,5 P : 59 cm Une console conservée à la Frick Collection de New York, est à rapproché de notre exemplaire et pourrait former un pendant, dans la grande tradition des consoles en métal du temps de Louis XV, destinées à orner les vestibules (n° inv. 1914.5.32). Avant d’être léguée par Henry Clay Frick à l’institution new-yorkaise éponyme, cette seconde console faisait partie de la collection de l’actrice et décoratrice américaine Elsie de Wolfe(1). Bibliographie : (2) Arnaud d’Agnel, Le Meuble : Ameublement Provençal & Comtadin du Moyen-Âge à la fin du XVIIIème siècle, Tacussel, 1929. (1) Theodore Dell, David DuBon, Joseph Focarino, The Frick collection : an illustrated. V . Furniture . Italian and French. Ed. the Frick collection, 1992, p. 258 à 262. (3) Ibid voir note 2 - Alain Renner, Mobilier de métal de l’Ancien Régime à la Restauration, Monelle Hayot, 2009. Les consoles en fer forgé du XVIIIème siècle constituent un ensemble extrêmement restreint. Réalisées par les mêmes maîtres ferronniers et serruriers d’art qui ornent grilles, balustrades et portails, ces œuvres témoignent de la haute maîtrise technique que la ferronnerie française atteint sous le règne de Louis XV(2). Entièrement façonnée en fer, la matière est portée au rouge, puis martelée et formée à chaud dans de solides moules de bois. Les plaques sont repoussées sur des matrices finement sculptées, ciselées avec soin avant de recevoir une dorure à la feuille. L’assemblage des différentes pièces repose exclusivement sur des techniques de rivetage, de clavetage et d’œillets, sans recours à la menuiserie. Si leur fabrication a lieu dans différentes régions, la Provence et le Comtat Venaissin apparaissent comme les centres les plus actifs. Des villes comme Aix, Arles, Avignon, Carpentras ou Marseille perpétuent alors une tradition de ferronnerie d’art héritée du Moyen Âge. L'abbé d’Agnel, dans son ouvrage consacré aux Arts décoratifs de la région, mentionne plusieurs consoles similaires, souvent citées dans les inventaires du XVIIIème siècle parmi les meubles de vestibules, de salons ou de salles à manger.(3) Les noms de serruriers actifs à cette époque sont connus, mais il demeure difficile d’attribuer ces consoles à un artisan précis. Un inventaire de 1766 mentionne toutefois une table en fer forgé appartenant au métallurgiste Esprit Eyriès, probablement de sa fabrication. Tandis que le Musée Calvet d’Avignon conserve une petite console documentée du serrurier Alexis Benoît, contemporain d’Eyriès.
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