Guillaume Léon du Tillot (1711-1774), ministre d'État du Duc - Lot 394

Lot n° 394
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Guillaume Léon du Tillot (1711-1774), ministre d'État du Duc - Lot 394
Guillaume Léon du Tillot (1711-1774), ministre d'État du Duché de Parme, marquis de Felino. L.A.S. au duc de Parme, Parme, 26 novembre 1762. 8 p. in-8. En honnête homme, le ministre se justifie longuement du désir qu'on lui donne d'acquérir quelques fiefs ou titres à son nom: "(…) Je vais confier à V.A.R. sous le secret pour M. Ponticelli, ce qui s'est passé. Dès le moment qu'il a eu un fief, il m'a pressé d'en demander un. J'ay résisté à mon ordinaire sur cet article (…) Je lui dis que nous attendrions quelque occasion. Cela le satisfit (…) son amitié ou sa politesse me laissèrent tranquille (…). Le comte Ponticelli me laissa respirer. Je ne sçay quel démon depuis quatre mois a agité l'esprit de tous ceux qui s'intéressent à moy, mais j'ay reçu en peu de tems les lettres les plus pressantes de mon frère de Lavedan, de Bonnet, et surtout de M. d'Argental pour que j'eusse recours aux bontés de Votre Altesse royalle (…). Répondant à M. d'Argental ; Je lui ay dit que vous étiez généreux, et bon ; mais que j'étais chargé de vos intérêts, que je n'avais jamais connu le besoin, que je ne sçaurais guèrres par conséquent demander, que n'ayant ni femmes ni enfans, un fief devenait une demande peu placé ; que les uns étaient trop petits pour le revenu, les autres trop grands ; que d'ailleurs je vous devais mon être, que vos bontés et peut-être mon attachement m'avait sorti de l'obscurité pour me lever à la première place de l'Etat ; que tout était au-dessous de ma place, mais que des fiefs utiles occupés depuis 400 ans par de beaux noms, étaient au-dessus du mien (…). Cette affaire ayant été ébruitée à la Cour, l'a depuis rattrapé ; le ministre donne ses arguments pour refuser quoique ce soit ; Mon honneur l'exige, et sans cet honneur (…) je vous servirais mal et en mercenaire. Vos sujets commencent à m'aimer (…) et je dois une partie de ce sentiment à ce qu'ils ont vu que je n'ay pas abusé de vos bontés (…). En attendant que je vous demande des grâces, il y en a une qui
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