BIJOUX & ORFÈVRERIE, MOBILIER & OBJETS D'ART, PROCHAINES VENTES
Bijoux, tableaux anciens, archéologie et art islamique, mobilier et objet d’art
Lundi 21 novembre 11 par Julia Benevello
Le mercredi 30 novembre 2011 à 14h (Hôtel Drouot, salle 5)
Sautoirs, colliers, bagues, bracelets, boutons de manchette, briquets, étuis à cigarettes… une centaine de bijoux et montres ouvrent le bal de cette vacation. On relève une parure en or anglaise du XIXe siècle (collier, broche et paire de pendants d’oreilles) provenant de l’importante collection du célèbre banquier David David-Weill. Ainsi qu’une émeraude carrée de 4 ct, montée sur une bague en or jaune, estimée à 4000/ 5000 € et un saphir rectangulaire de 9,82 ct du Sri Lanka certifié sans traitement thermique, monté sur une bague en or gris, estimé à 8000/ 8500 €. Insolite, un ensemble de broches en or d’animaux (léopard, tigre, crocodile, scorpion, lion, tortue) à prix raisonnables (entre 250 et 1000 €) pour des poids bruts atteignant les 45 gr. Place ensuite à l’argenterie avec deux lots phares : un drageoir en argent début XIXe siècle, réalisé par le sculpteur parisien Sixte Rimon Rion et un grand ciboire style Art Déco en argent martelé.
La seconde partie est consacrée aux tableaux anciens du XVIe au XIXe siècles. Cette section est marquée par la présence d’un ensemble très rare de 39 représentations d’oiseaux d’Europe, estimé à 15 000/20 000€. Aux côtés d’une nature morte en micromosaïque d’une incroyable minutie de l’école italienne du XIXe siècle, on relève deux huiles sur panneau de bouquets de fleurs du peintre italien Gasparo Lopez (1650-1732). Reconnu comme un élève majeur de l’artiste napolitain Andrea Belvedere, Lopez était tant admiré pour ses natures mortes aux fleurs éclatantes, que les Italiens le surnommaient Gasparo dei Fiori. Les écoles françaises du XVIe au XIXe siècles ne seront pas en reste avec une série de sept pastels sur papier de très belle qualité figurant des membres de la famille alsacienne de Landsberg. On remarque également un portrait de la baronne de Dietrich, comtesse du Ban de la Roche sous le pinceau de l’alsacien Franz Bernhard Frey (1716-1806). Vivant à Paris, rue de Suresnes, de 1754 à 1777, il se fait rapidement une réputation de pastelliste confirmé, apprécié pour la délicatesse et l’expressivité de ses visages. Son succès lui vaudra de devenir le portraitiste des filles de Louis XV : Adelaïde, Victoire et Louise. Enfin, un lot rare de deux très grands panneaux du XVIIIe siècle figurant la pêche et le repos près de l’étang, qui rappelle les chinoiseries de Jean-Baptiste Leprince.
La section archéologie se distinguera par la dispersion d’une collection particulière dédiée à l’Egypte. On relève une statue du dieu Horus de l’époque Saïte estimée à 80 000€, trois Oushbtis de la Basse époque, et des statuettes de Bastet, Neith, Osiris et Thot authentifiés par Annie Kevorkian.
Mobiliers et objets d’arts du XVII au XIXe siècles concluront cette vacation. Une pendule de table dite Capucine et un mortier à ailettes du XVIIe siècle (?) et un beau cartel époque Louis XV, signé de l’horloger Guillaume Gille. On remarque une banquette rectangulaire estampillée du menuisier Jean Boucault (vers 1705 – 1786). On retiendra également une jardinière datée de 1880 qui rappelle le travail de Christofle avec la maitrise raffinée des techniques de dorure, argenture et « cuivrer » (cf le surtout de table de la salle à manger des appartements Napoléon III du Louvre).
Vous pourrez voir les lots lors de l’exposition publique qui se tiendra le mardi 29 novembre de 11h à 18h et le matin de la vente de 11h à 12h.
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AuctionArt et le cabinet Déchaut-Stetten –