19 juin 2019 à 14h00 Pistolet avec lequel Vincent Van Gogh se serait donné la mort Drouot-Richelieu - Salles 5 & 6

Exposition publique

Lundi 17 juin de 11h à 18h.

Mardi 18 juin de 11h à 18h.

Contact

Grégoire Veyrès
+33 1 40 06 06 08
g.veyres@auctionartparis.com

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« Eh bien, mon travail à moi, j’y risque ma vie et ma raison y a fondré » Lettre de Vincent Van Gogh à son frère Théo, le 23 juillet 1890.

40.000/60.000 €


Pistolet avec lequel Vincent Van Gogh se serait donné la mort
Revolver système Lefaucheux à broche, calibre 7 mm.
9,2 x 18,6 cm.  

The gun with which Vincent Van Gogh might have killed himself
Lefaucheux pinfire revolver, 7 mm. caliber.
3,62 x 7,32 in.


Provenance : 
- Découvert par un cultivateur vers 1960 dans le champ où Vincent Van Gogh a attenté à sa vie le 27 juillet 1890, donné au propriétaire de l’auberge où l’artiste est décédé. 
- Resté dans la famille par descendance.

Exposition : 
- Amsterdam, Musée Van Gogh, Aux confins de la folie, la maladie de Van Gogh, du 15 juillet au 25 septembre 2016.

Bibliographie : 
- Millon Claude, Vincent Van Gogh et Auvers-sur-Oise, Editions Graphédis, Paris, 1998, p. 107. 
- Rohan Alain, Aurait-on retrouvé l’arme du suicide ?, Editions Fargeau, Paris, février 2012, reproduit pp. 37, 38, 39, 40.
- Aux confins de la folie, la maladie de Van Gogh, Catalogue de l’exposition, Van Gogh Museum, du 15 juillet au 25 septembre 2016, Amsterdam, reproduit p. 80. 

Ce pistolet fait l'objet d'une demande de prêt de la part du Städel Museum de Francfort-sur-le-Main pour l'exposition "Making Van Gogh A German Love Story" du 23 octobre 2019 au 16 février 2020.

Ce revolver serait celui avec lequel Vincent Van Gogh, figure emblématique du peintre maudit, s’est donné la mort le 27 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise.

Après un séjour de deux ans dans le sud de la France, Vincent Van Gogh s’installe à Auvers-sur-Oise le 20 mai 1890 sur les conseils de son frère Théo. Le docteur Paul Gachet, ami de Camille Pissarro et des peintres impressionnistes, veille sur l’artiste hollandais sujet à de fréquentes crises psychologiques. Il loue la chambre numéro 5 chez l’aubergiste Arthur Ravoux. Au sommet de son art, il peint à cette époque plus d’une toile par jour, mais son instabilité mentale s’accentue à la fin du mois de juillet. 

Le dimanche 27 juillet 1890, Van Gogh se rend dans le champ derrière le château, soulève sa chemise et se tire une balle dans la poitrine avec une arme qu’il aurait empruntée à son hôte. Le pistolet lui échappe des mains et il s’évanouit. Il se réveille à la tombée de la nuit blessé, et prend le chemin de l’auberge où Arthur Ravoux dépêche le docteur Gachet, qui fait alors prévenir son frère. Après deux jours d’agonie, Vincent Van Gogh meurt dans la nuit du 29 juillet 1890 à la suite de complications liées à sa blessure par balle.

L’arme que nous présentons a été retrouvée vers 1960 par le cultivateur du champ où Van Gogh a attenté à sa vie, et remis aux parents de l’actuel propriétaire. Longtemps gardé secret, le revolver est présenté pour la première fois au public en 2012 lors de la parution du livre de Alain Rohan, « Aurait-on retrouvé l’arme du suicide ? ».

Véritable enquête de police, ce livre nous permet de comprendre le mystère qui entoure la mort de Van Gogh, mais aussi d’apporter l’éclairage sur l’arme qu’il aurait utilisée pour mettre fin à ses jours. Outre sa découverte sur les lieux du drame, son calibre (7 mm.) correspond à celui de la balle décrite par le docteur Gachet au moment de l’intervention sur son lit de mort. Les études techniques et scientifiques menées sur le revolver ainsi que son état indiquent que l’arme a bel et bien servi, et qu’elle est restée dans le sol durant un laps de temps coïncidant avec l’année 1890. La faible puissance du revolver Lefaucheux à broche expliquerait la nature de la blessure. Tous ces indices convergent pour accréditer la thèse selon laquelle nous sommes en présence de l’arme du suicide. 

Fort de ces conclusions, le revolver est accueilli par le Musée Van Gogh d’Amsterdam où il est présenté le temps de l’exposition « Aux confins de la folie, la maladie de Van Gogh » du 15 juillet au 25 septembre 2016. L’arme est visible pour la première fois par le grand public, attirant de nombreux visiteurs. La presse internationale se déplace, se questionne, s’étonne et se réjouit de ce qui pourrait bien être l’une des plus grandes découvertes de l’histoire de l’art.