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17 juin 2008 à 14h15 Mobilier du XVIIIe siècle. Espace Pierre Cardin

Mobilier du XVIIIe siècle.

Exposition publique

82, rue du Faubourg St Honoré 75008 Paris Du lundi 9 juin au samedi 14 juin 2008 de 11h à 19h

Contact

Marie-Hélène Corre
Clerc
+ 33 1 40 06 06 08
mh.corre@auctionartparis.com

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Lot n° 214

Maximilien de ROBESPIERRE (1758-1794).

Vendu 8 055 €
L.A.S. “Robespierre” (minute), [fin 1790], “Réponse aux amis de la constitution” ; 2 pages in-4 avec ratures et corrections. Réponse à une adresse des Jacobins d’Avignon, qui avaient demandé le rattachement de leur ville à la France ; Robespierre avait soutenu leur pétition dans son discours du 18 novembre 1790. “Vous me remerciez d’avoir plaidé la cause du peuple avignonois ; c’est à moi de rendre graces à ma destinée qui m’a présenté l’occasion de le défendre. Quelle est l’ame froide qui ne seroit élevée et attendrie par la seule idée d’être utile à un peuple ! Quel peuple merite jamais d’être défendu avec plus de zèle que celui qui scait si bien se defendre lui même contre les tirans. Dans mes principes, suivant le vœu de mon cœur et par le vœu de la France, les avignonois sont françois : mais ils n’ont pas meme besoin de ce titre, pour etre à mes yeux respectables et chers : ils sont les amis, ils sont les freres de tous les amis de la justice et de la liberté : tous les hommes leur doivent secours, attachement, reconnoissance. [...] leur générosité est égale à leur courage ; ils me louent d’avoir rempli le plus doux, comme le plus saint des devoirs”. Il est prêt à mettre encore son zèle au service du “peuple avignonois [...] Qu’il continue de faire triompher, autant qu’il est en lui, la cause de la vertu et de l’humanité ; qu’il ranime dans le cœur des françois eux-mêmes, la flamme céleste de la liberté ; que, pour prix du salutaire exemple qu’il a donné aux hommes, sa gloire soit à jamais égale à son bonheur ; et s’il me reste encore quelque vœu à former, ce sera de le voir accueillir l’hommage de ma tendre vénération ; ce sera, Messieurs, d’obtenir quelques droits à votre estime ; et d’être regardé par votre amitié, comme l’un de vos concitoiens et de vos frères”...

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